
Le rayon électroménager d’Action a ce don particulier de provoquer l’achat impulsif. Entre les câbles de chargeur et les produits ménagers, trône souvent cet aspirateur balai Tristar, affiché à un prix défiant toute concurrence (généralement autour de 60 à 70 €). Le packaging promet monts et merveilles : liberté du sans-fil, polyvalence et puissance suffisante.
Mais à ce tarif, on reste loin des standards d’un Dyson ou même d’un Dreame d’entrée de gamme. La question n’est pas de savoir s’il domine le marché, mais s’il finit à la poubelle après trois utilisations ou s’il peut réellement rendre service. Au vu des retours disponibles et des capacités généralement constatées sur ce type de motorisation, le constat est nuancé : utile pour des tâches précises, beaucoup moins crédible comme aspirateur principal pour toute la maison.
Si vous envisagez cet achat, voici les options actuellement disponibles pour cette gamme :
Design et ergonomie
Le plastique fantastique
Dès le déballage, le Tristar ne cache pas son jeu : la construction est entièrement en plastique. L’ensemble reste léger (souvent sous la barre des 2,5 kg), ce qui le rend maniable pour les personnes souffrant de douleurs articulaires, ou simplement pour des nettoyages rapides.
L’appareil est un 2-en-1 classique : le bloc moteur se détache du tube pour devenir un aspirateur à main. C’est là que se trouve l’essentiel de l’intérêt à l’usage. Les accessoires fournis sont basiques (suceur plat, petite brosse), mais suffisants pour les plinthes, les coussins ou les zones difficiles d’accès.
La contrepartie de cette légèreté est simple : la robustesse perçue reste faible. Les clips de fixation et le bac à poussière demandent de la délicatesse. On n’est pas sur du matériel « heavy duty ».
Performance
Le grand écart entre maison et voiture
C’est ici que la distinction doit être posée clairement : l’appareil peut rendre service, mais pas dans tous les scénarios.
Pour la maison : des limites critiques
Si l’objectif est de nettoyer un appartement de 80 m² avec des tapis, l’appareil montre rapidement ses limites.
- Aspiration : la dépression (la force avec laquelle il aspire) est souvent plafonnée autour de 7 à 10 kPa en mode maximal. Cela peut suffire pour aspirer des « moutons » de poussière sur du carrelage ou du parquet flottant. En revanche, sur la moquette, il peine à extraire les saletés incrustées ou les poils d’animaux tissés dans la fibre.
- Brosse rotative : même motorisée, elle manque souvent de couple pour « battre » efficacement les tapis épais.
Pour un usage domestique principal, il est généralement préférable de viser des modèles offrant un minimum de 20 kPa, comme certaines alternatives chinoises un peu plus onéreuses mais décrites comme plus durables.
Pour la voiture : son véritable terrain de jeu
Le point de bascule est simple : si l’on considère cet appareil comme un aspirateur de voiture, le rapport qualité-prix devient nettement plus intéressant.
- Format pistolet : en mode aspirateur à main, il est souvent plus convaincant que les petits aspirateurs de voiture branchés sur allume-cigare, fréquemment jugés anémiques.
- Liberté : pas de fil à tirer depuis le garage. Il devient possible de faire les sièges, les tapis de sol (en insistant un peu) et le coffre en une dizaine de minutes.
- Coût : à 60 €, il se place au niveau d’un bon aspirateur à main, avec l’avantage de pouvoir aussi servir de balai d’appoint pour la cuisine.
Si la priorité est spécifiquement le nettoyage de véhicule ou de surfaces localisées, voici les modèles dédiés qui rivalisent avec le Tristar sur ce segment :
Autonomie et entretien
La batterie reste souvent le talon d’Achille des appareils d’entrée de gamme. Sur les modèles Tristar vendus chez Action (souvent 18.5V ou 22.2V), plusieurs points pratiques reviennent :
- Durée : comptez 15 à 20 minutes en puissance maximale (celle qui est décrite comme la plus utile). En mode « Eco », on peut atteindre 30 à 40 minutes, mais l’aspiration devient alors trop faible pour autre chose que de la poussière volatile.
- Recharge : elle est lente, souvent entre 4 et 5 heures pour un cycle complet.
- Filtration : le système cyclonique est basique. Le filtre (souvent HEPA ou mousse) s’encrasse vite et doit être lavé régulièrement pour maintenir l’aspiration. Lorsqu’il est colmaté, la puissance peut chuter rapidement.
Fiche technique
Les valeurs ci-dessous sont présentées comme une moyenne constatée sur la gamme Tristar vendue chez Action, et restent à vérifier sur la fiche du modèle exact.
| Caractéristique | Données estimées (gamme Tristar Action) |
|---|---|
| Type | Balai sans fil 2-en-1 |
| Puissance moteur | 100W – 150W |
| Aspiration | Env. 7 à 10 kPa (mode Max) |
| Autonomie | 20 min (Max) / 40 min (Eco) |
| Temps de charge | 4 à 5 heures |
| Réservoir | 0.5 L à 0.9 L |
| Poids | ~ 2.2 kg |
| Accessoires | Suceur plat, brosse meuble |
Avantages et inconvénients
Verdict
L’aspirateur balai Tristar vendu chez Action n’est ni un miracle, ni un déchet. C’est surtout un outil mal compris. Acheté pour remplacer un aspirateur traîneau principal et couvrir toute la maison, il risque de frustrer, notamment dès qu’il y a des tapis et des besoins plus exigeants.
En revanche, utilisé comme balai électrique de cuisine (pour les miettes après le repas) ou comme aspirateur dédié à la voiture et aux escaliers, il peut remplir son contrat. Dans ce cadre, il devient un aspirateur secondaire cohérent, mais reste un mauvais aspirateur principal.
En synthèse
- Pour un studio étudiant sans moquette : oui.
- Pour une maison familiale avec animaux : non (sauf en complément).
- Pour la voiture : oui.
